Le thème

Autrefois – et ce n’était pas il y a si longtemps que ça – la transmission des valeurs collectives qui fondaient la vie sociale était efficacement transmise par les canaux de la famille et de l’école, principalement, dont l’action était, le cas échéant, renforcée par les media, les mouvements de jeunesse, etc. Tout semblait concourir efficacement à l’adhésion aux « fondements » de la Res publica, c’est-à-dire aux valeurs démocratiques et de solidarité héritées des Lumières et que résume à merveille la devise de la Révolution : liberté, égalité, fraternité.

Ce modèle semble aujourd’hui pour le moins compromis, en Wallonie comme ailleurs, et on n'en finit pas de s’interroger sur les déficits (ou les incertitudes) de transmission de cette « identité citoyenne », déficits (ou incertitudes) qui n’est (ne sont) qu’un aspect d’une crise plus générale de la transmission portant également sur l’ensemble des héritages de la tradition occidentale, héritages culturels, religieux, philosophiques, sociaux, etc. Méfiance à l’égard de tout ce qui est institutionnalisé, développement de l’autonomie du sujet, diversification et éclatement des sociabilités liés à l’Internet et aux nouvelles technologies de l’information, tout semble concourir à cette crise de transmission.

Si les jeunes adhèrent assurément à des « valeurs », quelles sont-elles, comment s’articulent-elles aux valeurs traditionnellement transmises aux jeunes générations, et surtout, par quels canaux, le cas échéant variés et multiples, se fait leur appropriation, leur construction ?

À côté d’un certain nombre d’approches plus théoriques sur la famille, l’école, etc., le colloque se propose dès lors de donner la parole à des acteurs de terrains susceptibles d’éclairer certains « habitus » où s’opèrent les nouvelles transmissions ou constructions de valeurs communes : mouvements de jeunesse, jeux vidéos, etc.

Le colloque

Mercredi 20 et jeudi 21 février 2019 (Louvain-la-Neuve)

Le thème

C’est en hommage à son fondateur, Jean-Émile Humblet, à l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire célébré en 2000, que la Fondation à choisi — à sa demande — d’aborder la problématique « Enseigner la Wallonie et l’Europe », laquelle résume parfaitement ses multiples engagements.

Dans notre société largement médiatisée, l’école a perdu une bonne part de sa fonction classique de socialisation. Quelle place peut-elle encore jouer dans une éducation à la citoyenneté active ? La question est d’autant plus cruciale que la crise de l’école s’accompagne aujourd’hui d’une crise des vieilles identités nationales. Entre l’appartenance de plus en plus factice aux États-nations traditionnels et l’immersion forcée dans un monde en voie de globalisation, quels sont les lieux où peuvent encore s’exprimer et se définir des appartenances citoyennes ? Pour les Wallons, deux espaces politiques nouveaux sont susceptibles de prendre le relais dans la perspective des identités postnationales fondées à la fois sur l’adhésion à des principes universalistes et sur l’enracinement dans les cultures locales. L’Europe, qui depuis un demi-siècle cherche à se construire politiquement au départ d’un processus d’intégration économique, et la Wallonie qui, depuis la réforme de la Constitution de 1970-1971, a acquis une existence institutionnelle à travers la Région wallonne.

Le colloque

Réfléchir sur de nouvelles articulations entre une école aux missions redéfinies et une citoyenneté renouvelée qui intègre l’universel et le régional, telle est l’ambition du présent ouvrage. L’éducation citoyenne des jeunes au respect des différences, d’une part, la dialectique de l’universel et du particulier à l’œuvre dans l’émergence actuelle de nouvelles appartenances, d’autre part, résument bien les objectifs de la Fondation qui publie le présent ouvrage. L’enjeu en est de tenter de dégager, à partir de réflexions plus théoriques d’ordre historique, philosophique, économique, géographique, etc., et de témoignages concrets sur des expériences multiples, des pistes de réflexion permettant de mieux articuler un projet d’école citoyenne qui intègre la nécessaire solidarité avec les nouvelles communautés humaines qui nous font vivre : la Wallonie et l’Europe.

Édition de l’hommage

Hommage à Jean-Émile Humblet pour ses 80 ans (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Études et documents, numéro hors-série), hommage édité par L. COURTOIS et J. PIROTTE, Louvain-la-Neuve, 2000, 64 p.-5 ill.

Édition des actes

Enseigner la Wallonie et l’Europe. Pour une éducation citoyenne (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Recherches, t. III), sous la dir. de L. COURTOIS et M.-D. ZACHARY, Louvain-la-Neuve, 2001, 219 p.-8 ill. 

Le thème

Riche de ses espaces, de ses eaux, de ses bois, la Wallonie voit-elle son avenir passer par « la campagne » ? Certainement, mais pas par n’importe quelle campagne... Ce colloque entend proposer une réflexion et une journée de terrain sur la gestion durable de l’espace rural wallon. Il est centré sur la question du territoire rural, qui sera abordé sous l’angle du bâti et de l’agriculture. Les impératifs de gestion durable semblent s’y cristalliser aujourd’hui. Les thématiques des forêts et de l'environnement naturel viendront compléter l'approche des espaces bâtis et agricoles en mettant l'accent sur les rapports souvent paradoxaux que notre société entretient avec la nature. Outre ces aspects, liés à la notion de territoire et aisément perceptibles, le rôle des acteurs qui façonnent le paysage, individuellement ou collectivement, sera au cœur de cette rencontre scientifique. Sans oublier qu’il s’agit de réalités auxquelles il importe de sensibiliser les jeunes générations.

Le colloque

Colloque et journée de terrain organisés par le Groupe «Développement durable» des FUNDP et la Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet
Namur 6 et 7 mai 2010

Programme du jeudi 6 mai 2010

8h30 Accueil
8h45 Introduction du colloque (Denise Van Dam, FUNDP)
- Présentation des exposés de la matinée (Isabelle Parmentier, FUNDP)
- La campagne dans tous ses états ( Dimitri Belayew, FUNDP et HE Léonard de Vinci)
- L’évolution des paysages ruraux wallons depuis la fin du XVIIIe siècle (Christian Vandermotten, ULB)

La nouvelle société rurale
- Une approche sociologique de la nouvelle ruralité (Philippe Soutmans, HE Léonard de Vinci)
- La coordination des acteurs du développement rural et le développement durable (Daniel Burnotte, Cellule d'animation du réseau wallon de développement rural)

L’espace bâti
- Habiter à la campagne entre développement durable et reconfigurations du territoire wallon (Luc Maréchal, Ministère de la Région wallonne DGO4)
- Le bâti en milieu rural : un urbanisme durable à réinventer (Danièle Antoine, Fondation rurale de Wallonie)
12h15 - 13h45 Pause
Durant la pause de midi : Forum des associations sur le développement durable.
Présentation de la valise pédagogique réalisée par les étudiants de l’ENCBW - HE
Léonard de Vinci en collaboration avec la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet.
- Présentation des exposés de l’après-midi ( Denise Van Dam, FUNDP)

L’agriculture
- Evolution de l’agriculture en Région wallonne ( Bruno Henry de Frahan, UCL)
- Le bio, un potentiel de développement ( Marc Fichers, Nature et Progrès)

La forêt
- Deux siècles d’histoire et d’évolution des forêts belges (Pierre-Alain Tallier, Archives générales du Royaume)
- Quelles forêts pour le siècle futur ? (Michel Letocart, Prosilva)

L’environnement
- L’environnement rural dans tous ses niveaux : globalisation et écologisation des
campagnes ( Marc Mormont, ULg)

Table ronde
Présidée par Caroline Sappia et Luc Courtois, Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet
Présentation du programme de la journée de terrain du 7 mai et conclusions
17h15 Drink de clôture offert par la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet

Mercuriale : le développement durable et ruralité en Wallonie pdf button
Opinion (par Caroline Sappia)

Valise pédagogique

Une valise pédagogique sur le thème du colloque a été présentée le 6 mai 2010. Cette valise pédagogique est réalisée par Anne-Claire Hoebeke et Mathieu Colle, deux étudiants de l’École normale catholique du Brabant wallon, sous la direction de Philippe Soutmans (ENCBW), Dimitri Belayew (FUNDP et ENCBW) et Caroline Sappia (Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet).

Édition des actes
Couverture Gestion Durable

Pour une gestion durable du territoire rural de la Wallonie. Une réalité à laquelle sensibiliser les jeunes générations  (Autres futurs, n° 4),
sous la dir. de Dimitri Belayew, Isabelle Parmentier, Caroline Sappia, Denise Van Dam, Presse universitaires de Namur, Namur, 2012, 172 p.

Le questionnement sur le développement durable en Wallonie – et c'est vrai ailleurs aussi – se centre souvent sur des réalités urbaines, les visions de ce développement pariant sur un retour vers la ville en termes, notamment, de proximité des services. Or, une partie non négligeable de la population wallonne vit à la campagne, assure sa croissance et garantit sa pérennité. Cet ouvrage étudie, à travers des perspectives tant académiques que « de terrain », les quatre composantes structurant la ruralité wallonne: les paysages, le bâti, l'agriculture et les forêts. Il s’ouvre par un état des lieux des structures territoriales rurales d’aujourd’hui et se clôt par une réflexion sur la globalisation et l’écologisation des campagnes. Pour chacune de ces problématiques, l’état des lieux est également complété par une mise en exergue du rôle des acteurs, individuels et collectifs. Associant scientifiques, responsables du monde associatif et de l’administration publique, l'approche se veut résolument interdisciplinaire, seule façon pour aborder la question cruciale du développement durable. Cet ouvrage reprend les contributions présentées au colloque « Pour une gestion durable du territoire rural de la Wallonie. Une réalité à laquelle sensibiliser les jeunes générations », organisé par les Facultés Universitaires de Namur et la Fondation Wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet les 6 et 7 mai 2010.

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Le thème

L'imaginaire appartient au domaine du non clos, du non encore accompli, voire à ce champ flottant entre l'inconscient profond et la créativité folâtre. Comment évoquer l'imaginaire sinon en termes de potentialités d'être à partir de matériaux certes toujours hérités, mais sans cesse renouvelés ? Quant à l'imaginaire wallon, comment en parler sans retracer les naissances récentes et toujours incertaines de la Wallonie, ses accouchements par à-coups dans les crispations communautaires des dernières décennies ? Imaginaire et Wallonie, ces deux mots semblent avoir en commun de se situer dans le non encore réalisé… le chimérique diront les pessimistes… l'espérance d'être diront les optimistes.

Dans le cadre d’un programme européen Socrates – Èducation des adultes de la Commission européenne, le thème des Lieux de mémoires de Wallonie a été prolongé à travers des actions de vulgarisation centrées sur la bande dessinée (années 1997-1998/1998-1999). Ce programme fut mené en partenariat avec l’Université de Bordeaux 3, l’Université d’Oviedo et l’Université catholique de Louvain.

Le colloque

« L’Imaginaire wallon. Jalons pour une identité qui se construit » (Louvain-la-Neuve, 26 et 27 octobre 1993).

Lorsqu'un petit d'homme fait son apparition dans le monde il lui faut, pour passer de l'existence matérielle à l'existence sociale, recevoir les points de repère symboliques qui lui permettront de se situer dans l'univers ; il doit être reconnu dans une communauté qui le porte et l'identifie. Afin de vivre, de s'organiser, de s'épanouir, cette Wallonie, aux pas encore incertains, devra inévitablement se mettre en quête de son identité. On ne peut s'épanouir qu'en se connaissant soi-même avec ses virtualités et ses faiblesses et en se percevant dans les limites de la relation à l'autre. Comme toutes les collectivités humaines, la Wallonie devra se dire. On a souvent cité cet aphorisme de Roland Barthes : « Il n'est de sens que nommé ». Si la Wallonie veut avoir un sens pour elle-même et pour les autres, elle devra se dire… dire ses aspirations pour le futur, dire aussi son présent, porteur de cicatrices encore douloureuses du passé, mais aussi heureux héritier d'un patrimoine qu'il importe d'inventorier. L’ouvrage réunit une quinzaine de spécialistes, historiens, archéologues, musiciens, géographes, dialectologues, critiques littéraires et critiques d'art. L'ambition avouée était moins de dresser des bilans que de poser, avec honnêteté, sans passion, sans complexe ni forfanterie, des questions pertinentes sur l'imaginaire wallon, avec ses éléments hérités et sa créativité actuelle. Dans les représentations mentales des Wallons, errant dans leurs mémoires et façonnant leurs comportements, existe-t-il un stock commun d'images d'eux-mêmes ?

Édition des actes : L'imaginaire wallon. Jalons pour une identité qui se construit (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Recherches, t. I), sous la dir. de L. COURTOIS et J. PIROTTE, Louvain-la-Neuve, 1994, 289 p.-15 ill.

Les actions de vulgarisation

1) Exposition « L’Imaginaire wallon dans la bande dessinée »

Louvain-la-Neuve (Maison de la Fondation), Louvain-la-Neuve (Halles universitaires), Namur (Fêtes de Wallonie 1992), Braine-le-Comte (Festival de la bande dessinée et du dessin pour enfants), Mouscron (Première journée de l’image, organisée par la Maison de la Culture), Rebecq (Maison de la culture).

D’une manière générale, l’objectif de l’exposition et de l’ouvrage visait à susciter une réflexion sur une production artistique dans laquelle la Communauté française de Belgique s’est particulièrement illustrée, tant par la qualité de ses artistes que par le niveau d’exigences de son public. À travers une analyse wallonne de la production de la Communauté française, la Fondation visait en fait un double public. Les lecteurs de bandes dessinées (public très large et multiforme), d’une part, que l’on pouvait sensibiliser par ce biais à l’importance d’un patrimoine qui n’est souvent pas perçu comme tel. Et l’ensemble des « agents culturels » (critiques, chercheurs, enseignants, animateurs, etc.), d’autre part, qui, à travers le discours qu’ils produisent ou diffusent sur la bande dessinée, la construisent véritablement comme objet social.

Catalogue de l’exposition : L'imaginaire wallon dans la bande dessinée (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Études et documents, t. I), études réunies et publiées par L. COURTOIS, Louvain-la-Neuve, 1991, 142 p.-68 ill. (voir les Publications de la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Études et documents et Expositions).


2) Exposition « Images de la Wallonie dans le dessin de presse (1910-1961) »

Louvain-la-Neuve (Halles universitaires), Braine-le-Comte (Festival de la bande dessinée et du dessin pour enfants).
L’objectif de cette exposition et de l’ouvrage était identique à celui de la manifestation sur la bande dessinée, mais axé sur un autre média et un autre public de référence. L’espoir caressé par la Fondation était en fait de sensibiliser plus particulièrement les amateurs d’arts graphiques et les milieux de la presse en leur proposant une approche amusante et neuve d’un de leurs médias habituels.

Catalogue de l’exposition : Images de la Wallonie dans le dessin de presse et publié un ouvrage sur le sujet : Images de la Wallonie dans le dessin de presse (1910-1961). Une enquête dans la presse d'action wallonne (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Études et documents, t. II), sous la dir. de L. COURTOIS et J. PIROTTE, Louvain-la-Neuve, 1993, 160 p.-114 ill. (voir les Publications de la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Études et documents et Expositions).

3) Dans le cadre d’un programme européen Socrates – Education des adultes

(années 1997-1998/1998-1999) :

Ouvrage : Du régional à l'universel. L'imaginaire wallon dans la bande dessinée (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Études et documents, t. IV), sous la dir. de J. PIROTTE, avec la coll. de L. COURTOIS et A. PIROTTE, Louvain-la-Neuve, 1999, ± 250 p.-150 ill.

Dossier pédagogique: Du régional à l'universel. L'imaginaire wallon dans la bande dessinée. Dossier pédagogique
(Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Dossiers pédagogiques, t. II), sous la dir. de C. SAPPIA, avec la coll. de L. COURTOIS et J. PIROTTE, Louvain-la-Neuve, 2000, 46 p.- 42 ill.

CD-Rom : Sur les chemins de la bande dessinée. Wallonie, Aquitaine et Asturies, C2M Bordeaux-Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet-Université d’Oviedo, Bordeaux, 2000 (voir les Publications de la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Multimédias).

Le thème

Une réflexion sur l’enseignement des langues en Wallonie est certes l’affaire conjointement du linguiste et du pédagogue, mais c’est aussi, et de façon plus primordiale, une question citoyenne.

La finalité de l’enseignement des langues et la réponse aux enjeux présents dans cet enseignement échappe aux spécialistes de la linguistique et de la didactique. Ces spécialistes d’ailleurs, lorsqu’il sont consultés sur les choix à opérer, sortent inévitablement du domaine de leur spécialisation et étayent souvent leurs raisonnements sur des considérations d’ordre idéologique, politique, familial ou personnel.

En effet, une telle réflexion ne doit pas se situer uniquement sur le terrain de la méthodologie, du «comment» enseigner les langues, mais surtout du «pourquoi» : pourquoi enseigner les langues aux enfants de Wallonie, pourquoi privilégier ou déconseiller l’apprentissage de telle ou telle langue ? Plus fondamentalement encore, c’est une question de sens qui est posée : en encourageant l’enseignement des langues, quel type d’hommes veut-on former et quel type de société veut-on promouvoir ?

C’est la question des enjeux qui, sans pouvoir se passer des points de vue des spécialistes (linguistes, socio-linguistes, pédagogues), échappe pourtant à ceux-ci quant au fond, car elle exige une réflexion citoyenne, surtout à une époque de mondialisation galopante

Le colloque

« Enseigner les langues en Wallonie. Enjeux citoyens et chances pour l'avenir» (Namur, 10 et 11 février 2005).
Téléchargez le programme pdf button

Éditions des actes

L’enseignement des langues en Wallonie (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Recherches) sous la direction de L. Courtois et J. Pirotte, 2006, 184 p.

La construction de sa maison achevée, en octobre 1991, la Fondation a entamé son action d’éducation permanente vers les jeunes adultes par des actions structurées en cycles triennaux. Chaque thème donne lieu à l’organisation d’un colloque scientifique, à une publication et à un dossier pédagogique.

Les colloques se veulent être le lieu d'une réflexion de fond menée dans une perspective interdisciplinaire, et dont les actes sont toujours édités (Série Recherches). L’objectif est de fournir un instrument de travail intellectuel pour tous ceux, décideurs politiques, enseignants, responsables de l’éducation permanente, etc., qui souhaitent contribuer à la connaissance et au développement de la Wallonie.

Des actions de vulgarisation ont pour objectif de décliner le travail de réflexion engagé lors des colloques, dans des actions de sensibilisation plus accessible à un public plus large. Il peut s’agir d’expositions accompagnées d’un catalogue illustré (Série Études et documents), de supports multimédias (Série Multimédias) ou de dossier pédagogiques (Série Dossiers pédagogiques).

Le thème

Autant que son territoire géographique, l’être humain habite son utopie, ce pays imaginaire qu’il construit aux dimensions de ses limites et de ses rêves. N’en irait-il pas de même des communautés humaines qui, en s’organisant sur une parcelle d’espace terrestre, l’aménagent en fonction des besoins présents mais aussi à la mesure de leurs fantasmes ? Exigences des lieux et nécessités physiques suscitent des réponses, stimulent les facultés adaptatrices et contribuent à façonner cet ensemble de repères spatiaux et mentaux auxquels se rattachent les communautés. Organisation spatiale, vie sociale et recherche de sens s’entremêlent ici intimement. De même que les rêves ont été reconnus comme indispensables pour poser des jalons inconscients de l’activité intellectuelle des individus, ne peut-on considérer le domaine des légendes et des mythes comme les rêves des sociétés, nécessaires pour que s’organisent les catégories de l’esprit où les cultures plongent leurs racines ? L’affirmation souvent citée de Patrice de la Tour du Pin « Tous les pays qui n’ont plus de légendes seront condamnés à mourir de froid » mérite peut-être davantage que deux mots d’éloge pour la beauté de la formule poétique…

Dans le cadre d’un programme européen Socrates – Éducation des adultes de la Commission européenne, le thème des Lieux de mémoires de Wallonie a été prolongé à travers des actions de vulgarisation centrées sur la toponymie urbaine (années 1997-1998/1998-1999). Ce programme fut mené en partenariat avec l’Université de Bordeaux 3 et l’Université d’Uppsala.

Le colloque

« Entre toponymie et utopie. Les lieux de la mémoire wallonne », Louvain-la-Neuve, 29 et 30 octobre 1997.

Jeune par son existence constitutionnelle, la Wallonie devra reconnaître son espace, aménagé au fil des siècles par des réponses aux contraintes géographiques, un espace vieux et jeune à la fois, chargé d’histoire, d’hypothèques et de rêves. La Wallonie devra investir cet espace, le mesurer, jauger ses ressources humaines et économiques, mais aussi évaluer la charge de son potentiel symbolique. Une besogne de géomètre en quelque sorte, qui redéfinit le tracé du domaine, plante des jalons nouveaux, redécouvre des bornes anciennes sous la mousse ! Ce travail s’accomplit au jour le jour, sur le tas, avec le concours de tous les acteurs de la société, dans la désespérance qui imprègne les lieux anciens qui s’écroulent, mais aussi dans l’espoir de chances nouvelles qui semblent poindre. Qu’auraient donc à faire dans une telle entreprise ceux qui, par profession, jettent un regard critique désintéressé sur le passé, le présent et l’avenir de la communauté ? D’une part, en tant que spécialistes de leur domaine, ils sont invités à observer et analyser un processus qui se réalise dans maintes communautés humaines et peut-être même sous leurs yeux. D’autre part, en tant que spécialistes intéressés aussi comme citoyens critiques au devenir de leur communauté, ils pourraient également veiller à une relative conformité des rêves avec les potentialités offertes tant par les conditions naturelles que par l’histoire. La Fondation convie ici géographes, sociologues, historiens, linguistes, ethnologues et pédagogues, à réfléchir sereinement sur les lieux de mémoire de la Wallonie, les lieux éventuellement chargés de signification, les lieux vivants où passé et présent se rejoignent dans la recherche du sens à donner aux choses et à la marche du temps.

Édition des actes : Entre toponymie et utopie. Les lieux de la mémoire wallonne (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Recherches, t. II), sous la dir. de L. COURTOIS et J. PIROTTE, Louvain-la-Neuve, 1999, 324 p.-23 ill.

Les actions de vulgarisation

Dans le cadre d’un programme européen Socrates – Education des adultes
(années 1997-1998/1998-1999) :

Ouvrage : Les noms de rue de Louvain-la-Neuve. Une ville nouvelle en Wallonie : modernité et enracinement (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Série Études et documents, t. III), sous la dir. de L. COURTOIS, avec la coll. de I. LEJEUNE, J.-M. PIERRET et J. PIROTTE, Louvain-la-Neuve, 1999, 265 p.-164 ill.

Dossier pédagogique : Les noms de rue de Louvain-la-Neuve. Une ville nouvelle en Wallonie : modernité et enracinement. Dossier pédagogique (Publications de la Fondation Wallonne P.-M. et J.-F. Humblet. Dossiers pédagogiques, t. I), sous la dir. de C. SAPPIA, avec la coll. de L. COURTOIS et J. PIROTTE, Louvain-la-Neuve, 2000, 42 p.-17 ill.-30 diapositives

CD-Rom : Toponymie urbaine, C2M Bordeaux-Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet-Université d’Uppsala, Bordeaux, 2000 (Série Multimédias).